18/01/2012

MARK MULLER: ADIEU L'AMI !

 Psychodrame à l'échelle du microcosme local, "l'affaire" nous aura donné, le temps de quelques articles de presse et d'une émission sur la TSR, NOTRE scandale politique.  

 Exit les Français avec DSK, nous avons Muller. La recette est un peu différente mais les ingrédients de base sont là. Et en réalité, peu importe le soldat Muller que personne ne songe à sauver; pitoyable, pathétique, lâché par les siens (après Zappelli), montré du doigt par la gauche, le piteux et dépité Conseiller d'Etat est bien moins intéressant que les réactions qu'il suscite et le plateau d'Infrarouge vient de nous offrir un florilège majestueux de la politique spectacle genevoise: confusion des genres, en particulier de la sphère du public et celle du privé, mais surtout oubli de ce que les Grecs appelaient vertu en politique et qui exigeait d'un magistrat autre chose que du simple quidam, à commencer par la mesure du bien public et des conséquences de ses erreurs. Les efforts du gros Weiss ont été à l'image du personnage: vains! Et l'argument  spécieux du droit prôné par le libidineux libéral, timidement suivi par ses pairs, ne fut qu'un lamentable aveu d'impuissance: j'ai le droit d'être un salaud si le droit est avec moi.

 Quant à la minable UDC, elle s'en tire par une pirouette, exigeant la rocade plutôt que la démission; mais sachant que la seule ambition de cette section depuis dix ans est de se faire discrètement une niche  au sein de l'entente bourgeoise, fallait-il  vraiment attendre  une position courageuse de la part de ces super nuls ?

A suivre, tout ça ne fait que commencer... le MCG y veillera !

Écrit par Sir Henry | Lien permanent | | | |  Facebook