01/09/2015

LA FABLE DU BANQUIER ET DES MIGRANTS

Quand Patrick Odier prend ses fonctions en 2009 de Président de L'ASB il affirme sa fierté d'être banquier. Résultat, panorama 6 ans plus tard, le chef du centre financier d'Abu Dhabi fustige la Suisse dans le Financial Times du 29 mars de cette année, le secret bancaire suisse est à l'agonie, Mme Widmer-Schlumpf a tout signé et elle en est fière, les banquiers sont devenus des agents du fisc au point du Swiss finish, les licenciements très discrets chez UBS il y en a toutes les semaines et, pendant ce temps-là, en grand seigneur, monsieur Patrick Odier ose clamer dans la TdG .....son émotion pour les migrants échoués et estime que la Suisse doit continuer à les accueillir !(De qui se moque-t-on ?). L'article en question est toutefois incomplet car il n'est pas répondu aux questions suivantes: 

1- Combien peut-on loger de migrants dans le hall en marbre de la banque LODH, bien tassés ?

2- Combien Monsieur Odier en accueillera t'il chez lui, à titre personnel ? 

3- Combien sa banque et les autres banques sont-elles prêtes à verser pour ce soutien et de licencier du personnel en plus pour alléger leurs charges ?

 Il faut être un peu plus cohérent M. Odier, non ? Un banquier, ça sait compter.  Il y aura donc sûrement une suite à cet article incomplet ?

L'amoureux et patriote suisse que je suis se dit qu’il y a des matins ou on se dit qu'on n'aurait pas dû ouvrir le journal. 

N'oublions jamais, ce qui a fait la force de la Suisse, c'est sa spécialisation, les horlogers à l'horlogerie et les banquiers à la banque. Restons dans la tradition. On objectera  parfois que les MCG sont des trublions, mais leur qualité principale, ils aiment la Suisse, et protègent leurs citoyens, ils la respectent, souhaitent son bien. Accueillir les migrants c'est être sûrement plein de bonnes intentions, mais quels avantages à cela ? 

Corollaire incontournable de cette (fausse) générosité, sera surtout dans un proche avenir de faire face à de très nombreux problèmes insolubles: démographiques, religieux, culturels, pour l'emploi, pour la sécurité, pour l'école, pour la santé, etc. A la mode européenne, on ne nous demandera pas d'en accueillir 10 mais 1000, puis 10 000, puis 100 000 etc.!

Et  ainsi jusqu'en l'an 2215, ou finalement, le nouveau président de l'ASB  (un Erythréen devenu suisse depuis déjà 4 générations) racontera dans son discours de passation de pouvoir, devant une assemblée exsangue (des trois dernières banques) l'histoire révolue d'un secret bancaire, mort quasi 200 ans plus tôt, dans un pays alors très riche, qui avait une autre monnaie, qui  n'appartenait pas à l'Union européenne et dont le sol des banques était couvert de marbre...

Mais c'était il y a très longtemps...

 

   

 

Écrit par Sir Henry | Lien permanent | | | |  Facebook

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